ISLANDE A 360 – TREK DU LANDMANNALAUGAR




Terre de Thor, des vikings et des moutons. Du skyr, des patates douces, des glaciers et des volcans.

L’Islande est une île riche et variée en paysages.

Au sud, un décor d’apocalypse, en camaïeu de noir, au milieu des volcans et des champs de lave. Seule explosion de couleurs à ce décor austère, les montagnes bariolées du Landmannalaugar.

Au sud-est, les glaciers s’étendent à perte de vue et se brisent en icebergs qui vont rejoindre un bras de mer

Sur le littoral, sur le coup d’une éruption, jaillissent les îles Vestmann. Rouges, noires et herbeuses. L’île noire de Tintin.

Au nord-est, la région de Myvatn étale ses lacs et ses cratères

Au nord-ouest, des fjords tortueux sont entrelacés avec la mer et dessinent des routes impossibles.

Au volant de notre bolide tout-terrain, notre équipée a bourlingué durant 21 jours sur ce morceau de terre glacée. Notre coup de cœur ? Le trek du Landmannalaugar. Entre glaciers et plaines arides. Entre roches noires et collines arc-en-ciel. Tout le panel des paysages islandais.

L’aventure commence au campement de Þorsmörk. Mais attention, rejoindre le lieu-dit en voiture est une entreprise périlleuse. Il vous faudra habilement traverser les différents gués qui ponctuent la F-road F249 – tout comme Moïse face à la mer Rouge.


J1 ÞORSMÖRK – ERMMSTRUR |  20km

L’équipée s’élance. Les 1er pas foulent la vallée verdoyante de Þorsmörk. Entre ruisseaux glacés et hautes herbes. Très vite le sentier prend de la hauteur sur les collines rases. L’herbe disparaît. Cailloux et poussière deviennent nos compagnons de voyage sur cette nouvelle planète. Ca grimpe.  Encore un dernier effort et notre troupe atteint le campement d’Ermstrur. Il y a quelques cabanes de bois. Et  quelques tentes qui constellent le lit du ruisseau à la recherche d’une touffe d’herbe moelleuse à se mettre sous le matelas. Cette nuit, nous dormons sur Mars


J2 ERMSTRUR – ALFTAVATN | 26km

Les nuits sont froides et les journées fraîches pour les gaulois. Notre progression nous emmène toujours plus au cœur des terres islandaises. Les rares touffes d’herbes de la veille ont complètement disparu. Il n’y a plus qu’un désert de poussières et de roches à parcourir. Et des ruisseaux gelés  des glaciers à traverser. Après quelques kilomètres hostiles, Alftavatn, son lac et son air glacial nous accueillent. Le campement au bord du lac reste cependant agréable même si peu abrité du vent.


J3 ALFTAVATN – LANDMANNALAUGAR | 25km

Notre équipée continue son avancée et grimpe dans les collines environnantes. On a l’impression de marcher sur une palette de couleurs. Des ocres. Des roches soufrées. Des coulées de geysers. Des pousses d’herbes vertes. Des névés paresseux… Et cette odeur de soufre qui nous suit comme une ombre.

Notre troupe bascule ensuite dans une autre vallée, tout aussi colorée et enchanteresse. Patiemment, on slalome entre les différents névés et les collines pour rejoindre le refuge de Hraftinnusker où l’on s’autorise une halte. On double ensuite l’étape, poussant nos chaussures poussiéreuses sur le chemin. On retrouve un désert monochrome de noir. Une toile de Soulage.

Le contraste n’en est que plus marqué avec ce qui suit. La redescente vers le dernier campement serpente entre 2 étranges montagnes Brennisteinsalda et Blàhniukur. L’une ocre. L’autre totalement noire. Et autour de nous, une explosion de couleur. Et comme une ombre à ce tableau fauviste, une coulée de lave noire, figée, épaisse, dégouline jusque dans la vallée. Notre équipée descend le long de cette ligne torturée jusqu’au point final de ce trek – Landmannalaugar. Fatigués. Les jambes lourdes. Mais émerveillés. On se jette dans les sources d’eau chaude.  




TRUCS & ASTUCES

« Si vous n’aimez pas le temps qu’il fait, attendez quelques minutes »

Beau dicton islandais qui en dit long sur le climat local et son inconstance. Si le soleil est parfois au rendez-vous, le climat reste rude, même en été. Un conseil, prévoyez de quoi vous couvrir. 


F-Roads

Ce n’est pas un mythe, il y a peu de routes en Islande. A vrai dire, il n’y en a qu’une. Goudronnée. Qui fait le tour de l’île. Si vous souhaitez partir à la conquête des terres intérieures, il vous faudra vous frotter aux F-roads. Pistes défoncées avec passages à gués et ornières. De quoi redesigner votre beau 4×4 de location. Alors prudence ! Voici quelques astuces pour affronter les F-roads:

-Se renseigner sur la présence et l’état des passages à gués de la F-road -> F88 et F249 sportives voire dangereuses.

-Ne pas hésiter à se rabattre sur les bus tout-terrain isalndais plutôt que de s’engager avec son propre véhicule

-S’engager sur une F-road avec passages à gués plutôt en matinée ou après des jours sans pluie pour minimiser les débits d’eau des gués.

-Ne pas hésiter à observer les autres véhicules ou à sonder les passages à gués à pied pour repérer et éviter les ornières.




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